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Fissures maison dans le Puy-de-Dôme : quoi faire ?

Des fissures viennent d’apparaître sur votre maison dans le Puy-de-Dôme. La première réaction est souvent l’inquiétude. La deuxième est de connaître la gravité. Puis, que faire ? Qui appeler ? Est-ce couvert par l’assurance ? Cet article répond à toutes ces questions dans l’ordre où elles se posent.

Étape 1 : évaluer la gravité

Fissures sans urgence immédiate

  • Micro fissures (moins de 1 mm) en surface d’enduit ou de peinture
  • Fissures stables depuis plusieurs mois, sans évolution
  • Fissures isolées aux angles des coffres des volets roulants
  • Fissures généralisées sur enduit ancien

Fissures à surveiller activement

  • Fissures de 2 à 5 mm
  • Fissures en escalier
  • Fissures diagonales aux angles des ouvertures
  • Fissures qui évoluent progressivement
  • Plusieurs fissures apparues simultanément après un été sec

Fissures nécessitant une intervention rapide

  • Fissures de plus de 5 mm avec désaffleurement visible
  • Fissures traversantes (visibles des deux côtés du mur)
  • Déformations visibles de la structure (mur qui bombe, plancher qui s’affaisse)
  • Fissures sur éléments porteurs accompagnées de bruits de craquement

Étape 2 : identifier la cause

Dans le Puy-de-Dôme, les trois causes les plus fréquentes sont :
– le retrait-gonflement des argiles lié à la sécheresse,
– un défaut constructif ou
– une combinaison des deux
– un quatrième cas peut être une fuite de réseau enterré. Mais il faut savoir que ce n’est qu’une cause aggravante et non déterminante, révélatrice d’un sol sensible au RGA (Retrait Gonflement Argileux).

Étape 3 : que faire, qui appeler, comment choisir la bonne démarche ?

Plusieurs démarches peuvent être entreprises :

Pour les maisons de moins de 10 ans

– Recours contre le concepteur
– Recours contre le constructeur, l’entreprise
– Recours contre le / les assureurs : garantie de parfait achèvement, décennale, dommage ouvrage

Dans tous les cas vous avez le droit d’être assisté par votre propre expert. En effet, seul face a des professionnels de la Construction ou de l’assurance vous n’êtes pas en position de force mais de faiblesse.

Pour les maisons de plus de 10 ans

Dans le cas d’un arrêté de Catastrophe Naturelle ( Cat Nat ) couvrant la période pendant laquelle les désordres / les fissures sont apparus, vous pouvez faire appel à votre assureur MRH (Multi Risques Habitation).

ATTENTION ! Dès la déclaration il est préférable d’être assisté par une expert indépendant spécialisé en « sécheresse ». En effet, comme au cinéma : « Tout ce que vous pourrez déclarer sera retenu contre vous. » Et, ce sera ainsi tout au long du dossier…

Mais surtout, vu les enjeux financiers, vous vous lancez dans une bataille avec l’assureur.

Si vous n’êtes pas assisté par un expert indépendant, vous n’avez pas toutes vos chances d’être indemnisé car 80% des dossiers sont refusés… sauf avec un expert d’assuré.
Si vous n’êtes pas assisté par un expert indépendant comment saurez-vous si les réparations proposées sont pérennes ?

En l’absence d’arrêté de Cat Nat, les fissures / les désordres peuvent avoir deux causes :
* Ils peuvent être d’ordre structurel
* Ils peuvent être liés à un déficit hydrique, une fuite ou toutes autres raisons.
Seul un expert spécialisé saura vous dire ce qu’il en est.

Fissures sur votre maison dans le 63 ? Je viens expertiser, vous donner un avis et vous orienter.

Stéphane EVERLÉ – 04 73 77 88 58 / 06 60 50 84 00 / expert@aexpertbat.fr

Questions fréquentes

Les fissures de ma maison peuvent-elles dévaluer mon bien lors d’une vente ?

Oui, significativement.

Mon assurance habitation me couvre-t-elle même sans arrêté CAT NAT ?

Non. Mais votre garantie peut couvrir d’autres causes de fissures comme un dégât des eaux ou autre. Vérifiez les conditions générales de votre contrat.

Sécheresse : Recours contre l’assureur

Les rapports avec les compagnies d’assurance MRH (Multi Risques Habitation) ce sont compliqués et durcis depuis une bonne décennie dès que les dossiers ont trait aux catastrophes naturelles car ces dossiers sont classés « à fort enjeu », autrement dit qu’ils coutent cher.

Le refus de l’assureur ou les réparations à l’économie

Les motifs de refus sont aussi nombreux que variés : il faut savoir qu’en France, aux dires des associations, 83% des dossiers sont refusés… ce qui en dit long.
Pour les 17% de dossiers acceptés, les chiffres ne disent pas si c’est grâce à la présence d’un expert d’assuré ou si c’est grâce à un recours judiciaire.
Ce qu’il faut en retenir, c’est qu’un particulier seul face à un expert d’assurance aura bien des difficultés à obtenir une indemnisation et / ou obtenir une réparation pérenne. Il a surtout plus de risque d’essuyer un refus ou d’obtenir seulement une réparation à l’économie.

Vous avez le droit d’être assisté par votre propre expert, un expert d’assuré



Les sinistres de deuxième génération

La conséquence des sinistres mal étudiés, étudiés à l’économie et, par conséquent, mal réparés ou réparés à l’économie ; est la réapparition des fissures, le retour des désordres.
Dans ces cas-là (de plus en plus nombreux) les recours ne concernent plus uniquement l’assureur mais aussi les intervenants en conception ( dont les experts d’assurance) et en réalisation des réparations.
Vu la complexité du dossier, un particulier ne peut pas gérer seul.

Stéphane EVERLÉ – 04 73 77 88 58 / 06 60 50 84 00 / expert@aexpertbat.fr

Malfaçons, Non-Conformités : comment les démontrer et obtenir réparation

Vous avez fait construire ou réaliser des travaux. Le résultat ne correspond pas à ce qui était prévu, ou des désordres apparaissent dans les semaines ou les mois qui suivent. Vous suspectez une malfaçon ou une non-conformité. Les intervenants vous expliquent que vous n’y connaissez rien, que  » leur travail est parfait dans le meilleur des mondes  » et ils ne comprennent pas de quoi vous vous plaignez… Un classique du genre !

Les 3 étapes pour prouver une malfaçon ou une non-conformité

Étape 1 : ne rien modifier avant l’expertise

C’est la règle absolue. Ne faites aucun travaux de reprise avant qu’un expert ait constaté la malfaçon. Toute modification efface les preuves et peut être interprétée comme une reconnaissance que vous acceptez l’état existant. Documentez tout en l’état.

Étape 2 : réunir les documents contractuels

Rassemblez : les devis signés ou la notice descriptive du CCMI, les plans, les bons de commande, les échanges email avec le constructeur, les entreprises, les factures et les procès verbaux de réception.

Étape 3 : faire appel à un expert en bâtiment indépendant

Il identifie précisément les malfaçons en références aux règles techniques applicables, et qualifie leur gravité au regard des garanties légales. C’est la base de tout recours amiable ou judiciaire.

Lors de ma visite sur site et échange avec vous, je vous expliquerez quelle démarche / quelle stratégie il faut adopter :

– Recours amiable ( de gré à gré )
– Recours à la garantie de parfait achèvement et biennale
– Recours à l’assurance décennale
– Recours à l’assurance dommage-ouvrage
– Recours au Garant
– Recours judiciare

Agissez vite : les délais de prescription sont courts. La garantie de parfait achèvement expire 1 an après la réception. La biennale, 2 ans. La décennale, 10 ans.

Malfaçons constatées sur vos travaux ? Appelez-moi avant d’agir.


Stéphane EVERLÉ – 04 73 77 88 58 / 06 60 50 84 00 / expert@aexpertbat.fr

Questions fréquentes

L’entreprise dit que les désordres ne sont pas des malfaçons mais une « tolérance dimensionnelle ». Est-ce vrai ?

Peut-être, mais les tolérances dimensionnelles sont normées et définies dans la littérature technique. Elles ne sont pas à la libre interprétation des entreprises. Un expert technique peut vérifier si les tolérances invoquées sont celles réellement admises.

Comment choisir un bon expert en bâtiment dans le Puy-de-Dôme ?

Vous avez un sinistre, des malfaçons ou une expertise d’assurance prévue. Vous cherchez un expert en bâtiment. Mais entre les cabinets généralistes, les « indépendants » qui travaillent aussi pour les assureurs, et les vrais professionnels certifiés, comment s’y retrouver dans le Puy-de-Dôme ?

Les 5 critères pour choisir le bon expert

Critère 1 : l’expérience terrain dans la construction

Le mot expert vient du mot expérience. Donc, un bon expert en bâtiment n’est pas seulement quelqu’un qui a suivi une formation en expertise, il doit avoir aussi et surtout une expérience réelle et significative dans la construction. Cette expérience terrain lui permet de comprendre comment les désordres ont pu se produire et quelles normes s’appliquent. Il saura contredire et argumenter face aux professionnels et aux experts de la partie adverse.

Critère 2 : la certification

Un expert en bâtiment certifié est une garantie supplémentaire. En France, une des certifications de référence est l’Attestation de Compétences Expert Bâtiment délivrée par l’OFIB (Office Français des Ingénieurs et des Experts du Bâtiment), obtenue après formation et examen. Cette certification atteste de compétences techniques, assurantielles et juridiques : les trois dimensions d’un litige bâtiment.

Critère 3 : l’indépendance totale

C’est le critère le plus important, et le plus difficile à vérifier. Beaucoup d’experts se disent « indépendants » tout en réalisant des missions pour des assureurs ou des entreprises. Cette double activité crée un conflit d’intérêts.

Posez la question directement : « Travaillez-vous pour des compagnies d’assurance ou des entreprises de construction ? » La réponse doit être non, sans ambiguïté. S’il à un site internet les choses doivent être très explicites… comme sur ce site !

Critère 4 : la connaissance des spécificités locales

Dans le Puy-de-Dôme, deux spécificités sont déterminantes : les sols argileux de la Limagne et la réglementation parasismique applicable. Un expert qui ne maîtrise pas ces deux dimensions ne peut pas défendre efficacement un dossier dans le 63.

Critère 5 : son écoute, sa disponibilité et sa réactivité.

Son écoute : il est primordial d’écouter. Ce qui paraît simple et évident mais qui est trop souvent oublié par nombre d’expert. Je prends toujours le temps de vous écouter.

Sa localité : il est évident qu’un expert local est toujours plus disponible qu’un expert à 500km.
De surcroît, il maitrisera les modes constructifs locaux depuis des décennies.

La disponibilité et la réactivité : les deux vont de paire. Un expert qui prendrait nombres de dossiers sur un secteur trop grand ne saurait pas répondre à ces critères.

La checklist des 5 questions à poser avant de mandater un expert :

  1. Quelle est votre expérience ?
  2. Quelle certification avez-vous ?
  3. Travaillez-vous pour des assureurs ou des entreprises de construction ?
  4. Connaissez-vous les sols argileux de la Limagne et la réglementation parasismique du 63 ?
  5. Sur quelle secteur intervenez-vous ?

Vous cherchez un expert en bâtiment indépendant et certifié dans le 63 ? Appelez-moi.

Stéphane EVERLÉ – 04 73 77 88 58 / 06 60 50 84 00 / expert@aexpertbat.fr

Questions fréquentes

Peut-on trouver un expert en bâtiment via son assurance protection juridique ?

Oui, mais vous faites entrer le loup dans la bergerie. En effet la compagnie d’assurance va vous envoyer / recommander un expert… d’assurance !
Mais vous n’êtes pas obligé de le prendre. L’article L 127-3 du Code des Assurances vous garantit le libre choix de votre expert.

Sinistre sécheresse : Déclaration et première réunion d’expertise

Un arrêté de catastrophe naturelle sécheresse vient d’être publié au Journal Officiel pour votre commune. Vous avez 30 jours pour déclarer votre sinistre. Mais comment faire ? Quoi écrire ? Et comment éviter les erreurs qui pourraient compromettre toute la suite de votre dossier ?

Étape 1 : vérifier que votre commune est concernée

L’arrêté de catastrophe naturelle sécheresse liste précisément les communes reconnues et les périodes couvertes. Consultez le Journal Officiel (journal-officiel.gouv.fr) ou le site de la préfecture du Puy-de-Dôme. Vérifiez que votre commune figure dans la liste ET que la période de sécheresse correspond bien à la période pendant laquelle vos fissures sont apparues ou se sont aggravées.

Étape 2 : préparer votre déclaration

Ce que doit contenir la déclaration

La déclaration de sinistre est un document juridique qui engage la suite de votre dossier. Elle doit être concise (5 à 10 lignes) mais précise. Une déclaration trop vague ou qui omet certains désordres peut restreindre la couverture que vous auriez dû obtenir.

  • Le numéro et la date de l’arrêté CAT NAT applicable à votre commune
  • La période de sécheresse couverte par l’arrêté
  • La liste précise et exhaustive de tous les désordres constatés : fissures intérieures ET extérieures, désordres de carrelage, déformations de menuiseries, fissurations de dalle
  • La date approchée d’apparition ou d’aggravation des désordres
  • Votre demande à bénéficier de la garantie du contrat
  • Une demande d’expertise sur site

Comment l’envoyer ?

Envoyez votre déclaration par deux canaux simultanément : email avec accusé de réception à votre assureur ET lettre recommandée avec accusé de réception. Conservez les preuves d’envoi. Si votre déclaration est faite verbalement par téléphone, confirmez-la immédiatement par écrit.

La fiche de renseignements à compléter à la demande de l’assureur

ATTENTION À CE QUE VOUS ECRIVEZ.
Il ne faut rien oublier et ne pas vous tromper sur les dates. Il faut en garder une copie.

La visio expertise

N’ACCEPTEZ JAMAIS DE RÉALISER UNE VISIO EXPERTISE.
Une visio expertise c’est quoi ? C’est un non-sens ! En effet l’assureur peut vous demander de télécharger une application puis de réaliser une vidéo des désordres. Or vous n’êtes pas expert ni cinéaste. Vous risquez de ne pas montrer ce qu’il faut, faute de compétence, d’éclairage, etc..
Qui vous garanti que la vidéo sera visionnée par un expert ?
Nombre d’entre-vous on essuyé des refus suite à visio expertise.

Comment la refuser ?
En expliquant que vous n’êtes pas expert ni cinéaste et que vous avez un smartphone recyclé qui ne fait pas de vidéo. En expliquant que vous EXIGEZ la visite sur site d’un expert, tel que prévu au contrat.

Étape 3 : la réunion d’expertise

Votre assureur va missionner un expert. Cette réunion est le moment clé de toute la procédure. L’expert d’assurance va constater les désordres, chercher à établir leur cause et décider si la garantie CAT NAT s’applique.

Vous avez le droit d’être assisté par votre propre expert d’assuré.
L’expert d’assurance est rémunéré par la compagnie d’assurance qui est une société a but lucratif. Vous êtes donc en droit de vous interroger sur l’impartialité de l’expert… qui sera surtout là pour défendre les intérêts de la compagnie qui le rémunère.
Vous avez le droit d’être assisté par votre propre expert qui sera là pour défendre VOS intérêts.

Vous venez de recevoir un arrêté CAT NAT pour votre commune ? Agissons ensemble maintenant.

Stéphane EVERLÉ – 04 73 77 88 58 / 06 60 50 84 00 / expert@aexpertbat.fr

Questions fréquentes

Que faire si j’ai raté le délai de 30 jours pour déclarer ?

Des exceptions existent selon les circonstances (impossibilité physique, absence, découverte tardive des désordres). Vérifiez les conditions générales de votre contrat et appelez-moi rapidement.

Étude de sol : à quoi ça sert, quand la faire, et pourquoi c’est crucial dans le 63

On parle beaucoup d’étude de sol, mais peu de propriétaires savent réellement ce que c’est, pourquoi elle est indispensable dans le Puy-de-Dôme, et surtout qui doit la payer. Voici les réponses claires à ces questions.

L’étude G2 : pour construire en toute sérénité

Avant de poser la première pierre d’une maison, il est nécessaire de réaliser une étude géotechnique de conception G2 qui analyse la nature du sol, sa portance, ses risques (argile, eau, instabilité) et définit les fondations adaptées. Dans la Limagne, avec ses sols argileux réactifs, cette étude est indispensable, même si elle n’est pas toujours légalement obligatoire pour tous les projets.

Depuis la loi ELAN (2018), les zones d’aléa RGA ( Retrait Gonflement Argileux ) FORT et MOYEN sont soumises à certaines obligations géotechniques préalables pour les constructions neuves et les extensions. Vérifiez le classement de votre terrain sur le site Géorisques avant tout projet de construction dans le 63.

L’étude G5 : pour comprendre et réparer après sinistre

Dans le cadre d’un sinistre (fissures, mouvement de sol, déformation structurelle), l’étude G5 est l’investigation clef. Elle analyse le sol, vérifie si les fondations sont adaptées. Elle indiquera la cause des désordres : sécheresse, défaut de portance, mauvaises conditions de réalisations, etc.. Elle préconisera les solutions réparatoires adaptées.

Une étude de sol doit contenir certaines prestations pour être PERTINENTE. Donc méfiez-vous des études de sol réalisées à l’économie, à la demande des compagnies d’assurance.

Vous avez des questions sur l’étude de sol dans votre dossier ? Je vous aide à l’analyser.

Stéphane EVERLÉ – 04 73 77 88 58 / 06 60 50 84 00 / expert@aexpertbat.fr

Questions fréquentes

Mon assureur refuse de mandater une étude de sol. Que faire ?

Le refus de mandater une étude G5 est contestable. Avec l’appui d’un expert d’assuré, ce refus peut être levé dans la majorité des cas.

Puis-je choisir moi-même le géotechnicien pour l’étude G5 ?

Oui. Vous avez votre mot à dire sur le choix du BET géotechnique. Un géotechnicien partenaire de l’assurance peut rendre des conclusions orientées. Demandez un géotechnicien indépendant de tout partenariat avec votre assureur.

Les 7 garanties construction que tout propriétaire doit connaître avant d’avoir un problème

Votre maison a été construite ou rénovée. Des désordres apparaissent. Mais quelle garantie construction actionner ? Qui contacter ? Dans quel délai ? La plupart des propriétaires ignorent l’existence de ces protections légales ou les confondent entre elles. Résultat : des droits prescrits, des recours manqués, des dépenses injustifiées.

Les 7 garanties de construction en détail

1. La garantie de parfait achèvement (1 an)

Elle oblige le constructeur à réparer tous les désordres signalés lors de la réception des travaux ou dans l’année suivante, qu’ils aient été notés dans le procès-verbal de réception ou signalés par courrier pendant l’année. Elle couvre tous les types de défauts sans distinction de gravité. L’entreprise est tenue d’intervenir dans un délai raisonnable.

2. La garantie biennale ou de bon fonctionnement (2 ans)

Elle couvre les équipements dissociables de la construction : robinetterie, volets, portes intérieures, radiateurs, chauffe-eau, etc. Un équipement est dissociable si on peut l’enlever sans dégrader le gros oeuvre. Elle court pendant 2 ans à compter de la réception.

3. La garantie décennale (10 ans)

C’est la garantie la plus importante. Elle couvre pendant 10 ans à compter de la réception les désordres qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou qui le rendent impropre à son usage. Fissures structurelles, problèmes de fondations, défauts d’étanchéité, effondrements partiels : c’est le domaine de la décennale.

4. L’assurance Dommage-Ouvrage (DO)

Elle est souscrite par le maître d’ouvrage (vous) avant le début du chantier. Elle permet d’être indemnisé rapidement (dans les 90 à 225 jours) sans recherche préalable de responsabilité, puis se retourne contre les assureurs décennaux des entreprises. Avantage majeur : elle évite les longues procédures. Si vous ne l’avez pas souscrite, vous devez actionner directement les garanties décennales.

5. La garantie de livraison à prix et délai convenus (CCMI)

Spécifique aux contrats de construction de maison individuelle (CCMI), elle garantit que le constructeur livrera votre maison au prix et dans le délai contractuels. En cas de défaillance, le garant prend le relais.

6. La responsabilité civile décennale de l’architecte et du maître d’oeuvre

L’architecte, le maître d’oeuvre et les bureaux d’études engagent leur responsabilité pendant 10 ans pour les désordres liés à une erreur de conception, de dimensionnement ou de surveillance du chantier.

7. La garantie CAT NAT (catastrophes naturelles)

Intégrée dans tous les contrats MRH, elle couvre les dommages causés par des événements naturels reconnus comme catastrophes naturelles, dont la sécheresse. Elle ne se déclenche qu’après publication d’un arrêté interministériel au Journal Officiel.

Vous ne savez pas quelle garantie actionner pour votre situation ? Appelez-moi.

Stéphane EVERLÉ – 04 73 77 88 58 / 06 60 50 84 00 / expert@aexpertbat.fr

Questions fréquentes

Puis-je cumuler plusieurs garanties pour un même sinistre ?

En principe les garanties sont successives / chronologiques. Mais certains désordres peuvent relever de plusieurs garanties selon leur nature et leur délai d’apparition. Un expert technique peut vous aider à identifier la garantie la plus adaptée et la plus efficace pour votre situation.

Que faire si l’entreprise a fait faillite ?

Contacter directement l’assurance décennale. En effet, la garantie décennale est lié au chantier (à condition que l’entreprise était assurée à la date d’ouverture du chantier). Que l’entreprise existe encore ou pas, la garantie s’appliquera.

Que faire si vous ne connaissez pas le nom de l’assureur décennal ?

2 solutions :

  • Vous pouvez réclamer l’attestation d’assurance auprès de l’entreprise (au pire lui demander le nom de l’assureur). Notez que l’entreprise aurait du vous communiquer son attestation d’assurance dès le devis car c’est la loi.
  • Si vous ne trouvez pas l’entrepreneur (en cas de faillite) pour avoir ces informations, vous pouvez vous adresser au liquidateur judiciaire. Dans certains cas plus complexe il vous faudra me contacter et/ou avoir recours au service d’un avocat.

Retrait-gonflement des argiles : guide complet pour propriétaires

Votre maison se fissure après un été sec. Vos portes et fenêtres montrent des dysfonctionnements saisonniers. Ces phénomènes cycliques ont un nom : le retrait-gonflement des argiles. Dans le Puy-de-Dôme, où les sols argileux de la Limagne couvrent une grande partie du territoire, ce phénomène est responsable de la majorité des sinistres sécheresse que je traite chaque année.

Qu’est-ce que le retrait-gonflement argileux exactement ?

Le mécanisme en détail

Les argiles sont des composés de feuillets argileux qui absorbent ou libèrent de l’eau selon les périodes. Un sol argileux en période de sécheresse se rétracte, parfois de plusieurs centimètres en surface. Un sol argileux en période humide gonfle et reprend du volume. Ce cycle incessant crée des mouvements différentiels : certaines zones sous les fondations bougent plus que d’autres, provoquant des déformations inégales qui fissurent les structures.

Dans le Puy-de-Dôme, les argiles de la plaine de la Limagne figurent parmi les plus réactives de France. Leur indice de plasticité élevé signifie qu’elles subissent des variations de volume particulièrement importantes lors des alternances sécheresse et réhydratation.

Pourquoi les sécheresses récentes ont-elles aggravé le phénomène ?

Le réchauffement climatique amplifie le phénomène de RGA : les épisodes de sécheresse sont plus longs, plus chauds et plus fréquents. La Caisse Centrale de Réassurance (CCR) estime une augmentation de 44 % à 162 % de la sinistralité liée au RGA d’ici 2050. Dans le Puy-de-Dôme, les étés 2018, 2019, 2020 et 2022 ont généré des centaines de nouveaux sinistres. Quid du mois de juin 2026 ou nous avons connu 40 degrés C°

Comment reconnaître un dommage lié au RGA sur votre maison ?

Les symptômes caractéristiques

  • Fissures en escalier dans la maçonnerie, suivant les joints de mortier
  • Fissures diagonales aux angles des baies (fenêtres, portes)
  • Portes et fenêtres qui grippent en été et fonctionnent mieux en hiver
  • Fissures qui évoluent de façon saisonnière : plus ouvertes en été, plus fermées en hiver
  • Désaffleurement : décalage visible de part et d’autre d’une fissure
  • Décollement entre la dalle et les murs, ou entre des cloisons et le plafond

Les zones les plus exposées dans le Puy-de-Dôme

La carte de l’aléa RGA publiée par le BRGM classe la grande majorité de la plaine de la Limagne en zone d’aléa moyen à fort. Cela concerne Clermont-Ferrand et toute sa périphérie, Riom, Cournon-d’Auvergne, Pont-du-Château, Issoire et leurs communes voisines. Les secteurs de Thiers et d’Ambert, situés sur des socle non-argileux du Livradois, sont moins exposés, mais pas épargnés. Il en va de même pour l’Ouest du département en zone montagneuse.

RGA et assurance : comment fonctionne l’indemnisation ?

La couverture des dommages causés par le RGA passe par le régime des catastrophes naturelles, prévu dans votre contrat d’assurance multirisque habitation (MRH). Pour en bénéficier, votre commune doit avoir fait l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle sécheresse publié au Journal Officiel. Vous disposez alors de 30 jours pour déclarer votre sinistre.

Point critique. L’indemnisation CAT NAT ne s’obtient pas facilement. L’assureur mandate son propre expert, qui peut minimiser l’impact du RGA ou invoquer d’autres causes pour limiter la prise en charge. Être assisté par un expert d’assuré dès la première expertise change radicalement les résultats.

Votre maison est sur un sol argileux dans le 63 ? Parlons de votre situation.

Stéphane EVERLÉ – 04 73 77 88 58 / 06 60 50 84 00 / expert@aexpertbat.fr

Questions fréquentes

Le RGA et réglementation applicable à partir de 2020

La loi ELAN (2018) impose une étude de sol G1 pour les terrains en vente. Ce n’est pas une étude spécifique propre à la construction. La loi ELAN (2020) propose de réaliser une étude G2 pour les constructions neuves en zone argileuse OU en zone d’aléa moyen des fondations à 80cm de profondeur et en zone d’aléa fort des fondations à 120cm de profondeur. Ces préconisations sont assortis de mesure complémentaires. Helas, ces profondeurs sont insuffisantes en Limagne. Il est donc préférable de faire réaliser une vrai étude G2 AVP/PRO.

Mon voisin a été indemnisé mais pas moi pour la même sécheresse. Comment est-ce possible ?

Il a été indemnisé comment ? Quelles réparations ? Méfiez-vous des réparations à l’économie.

Votre voisin était peut-être assisté par un expert d’assuré ?

Les conditions de chaque dossier sont évaluées individuellement. Son dossier était peut-être plus simple, l’expert d’assurance était peut-être plus conciliant, la compagnie plus flexible, etc..
Un refus n’est pas définitif : une contre-expertise bien préparée peut changer le résultat.

Peut-on prévenir les dommages RGA avant qu’ils n’apparaissent ?

Partiellement. Ne pas planter de grands arbres à moins d’une fois et demie la hauteur de l’arbre adulte. Exemple : pour un arbre adulte de 10 mètres, vous devez le planter à 15 mètres. Avoir des fondations adaptée, proteger correctement les abords de la maison (géomembrane). Vérifier régulièrement l’étanchéité de vos réseaux. Mais face à une sécheresse intense sur des fondations superficielles en terrain argileux, ces mesures restent insuffisantes.


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