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Recours contre votre assureur Votre refus n'est pas une fatalité.

Ce que j'ai appris en 10 ans face aux assureurs sécheresse

Stéphane Everlé – Expert en bâtiment indépendant, certifié OFIB 30 ans d’expérience en construction et maîtrise d’oeuvre. Expert de l’Association CATNAT63 depuis 2017. Plus de 400 dossiers traités pour des particuliers dans le Puy-de-Dôme. Plus de 100 dossiers menés jusqu’en procédure judiciaire. Je ne travaille jamais pour les assureurs ni pour les entreprises du bâtiment.

En dix ans d’expertise sécheresse dans le Puy-de-Dôme, j’ai entendu à peu près tous les arguments que les experts d’assurance utilisent pour opposer un refus à un propriétaire. Des défauts constructifs inventés de toutes pièces sur des maisons qui ne fissurent que depuis la sécheresse. Des notions techniques sorties de leur contexte pour noyer le dossier. Et, dans les cas anciens, l’argument massue : l’antériorité des désordres.

Ce que j’ai aussi appris, c’est qu’un refus n’est presque jamais définitif quand on sait où chercher la faille. Et qu’un propriétaire seul ne peut pas la trouver – parce que pour contredire un expert, il en faut un autre.

80%

des assurés

Sont seuls face à l’expert d’assurance essuient un refus de garantie (chiffre national des associations de sinistrés).

-1%

de refus

Sur plus de 400 dossiers où j’étais présent lors de la première expertise.

 

Pourquoi votre assureur vous a-t-il refusé ? Les prétextes les plus courants

Les arguments utilisés pour justifier un refus de garantie sécheresse sont souvent les mêmes, quel que soit l’assureur. Les voici – et pourquoi ils ne tiennent pas toujours face à un expert d’assuré expérimenté.

Les prétextes techniques

  • « Défaut constructif » : invoqué sur des maisons qui n’ont pas fissuré pendant 30 ou 40 ans, jusqu’à la sécheresse.
  • « Fondations hors-gel insuffisantes » : règle souvent interprétée hors contexte, selon les normes actuelles appliquées à des constructions anciennes.
  • « Dilatation des matériaux » ou « mouvements de charpente » : phénomènes réels mais rarement responsables des désordres constatés.
  • « Absence de joint de dilatation » : argument récurrent, souvent non pertinent au regard de l’époque de construction.
  • « Rôle de diaphragme du dallage » : notion technique exacte mais utilisée à tort pour exclure les affaissements de la garantie.
  • « Végétation et succion racinaire » : peut être un facteur aggravant, rarement une cause déterminante.
  • « Canalisations fuyardes » : même réelles, cela ne sert qu’à esquiver le lien avec la sécheresse. En effet, pourquoi les canalisation ont bougé ? A cause de la sècheresse et des mouvements du sol qui les ont rendues fuyardes ?!

L'argument le plus redoutable : l'antériorité des désordres

C’est le prétexte le plus difficile à combattre – et le plus souvent utilisé dans les dossiers anciens. Si vous avez déclaré un premier sinistre il y a 5 ou 10 ans, et que le dossier a été classé sans suite sans que vous ne contestiez cette décision, l’expert d’assurance s’appuiera systématiquement sur ce précédent pour refuser la prise en charge des désordres actuels.

J’ai pourtant réussi à sauver des dossiers que tout le monde croyait perdus, en trouvant la faille technique ou juridique que les expertises précédentes avaient manqué. Cela demande du temps et de la méthode. Mais c’est possible.

Ce n'est pas parce que l'expert d'assurance vous a dit que c'est perdu d'avance que c'est vrai.

Les experts d’assurance travaillent pour des compagnies à but lucratif qui les rémunèrent. Seul un expert d’assuré indépendant peut vous dire honnêtement si votre dossier est contestable et comment.

Quels recours pouvez-vous exercer après un refus ?

Selon votre situation, la nature du refus et ce qui s’est passé lors de la première expertise, plusieurs voies s’ouvrent à vous. Elles ne s’excluent pas nécessairement : certains dossiers empruntent plusieurs chemins avant d’aboutir.

Recours 1 - La contre-expertise amiable

C’est en général la première étape. Une réunion contradictoire est organisée sur site, entre l’expert d’assurance et votre expert d’assuré, en votre présence. L’objectif : faire rouvrir le dossier à l’amiable, sans passer par le tribunal.

Je connais la plupart des experts d’assurance qui interviennent dans les dossiers sécheresse du 63. Avec certains, la discussion est possible. Avec d’autres, non. Cette évaluation préalable fait partie de ma démarche, je ne vous engage pas dans une contre-expertise si les chances de succès sont faibles.

Si la contre-expertise n’aboutit pas à un accord, la tierce expertise peut être sollicitée. Un troisième expert indépendant des deux parties est désigné pour trancher. C’est une voie qui reste amiable mais qui engage davantage les deux parties. Elle n’est pas systématiquement prévue dans tous les contrats : vérifiez les vôtres.

Quand les voies amiables sont épuisées, le tribunal reste. C’est souvent la seule issue face aux assureurs et aux experts qui ne veulent pas entendre raison. Et contrairement à ce qu’on vous dira peut-être, une procédure judiciaire en sécheresse n’est pas un gouffre sans fond.

La réalité d’une procédure judiciaire sécheresse au Tribunal de Clermont-Ferrand 2 à 3 ans entre l’assignation et le rapport final de l’expert judiciaire. 18 mois supplémentaires pour obtenir un jugement au fond. 1 à 2 mois pour percevoir l’indemnisation ; Total : environ 4 à 5 ans – soit le délai d’une longue procédure amiable. Le perdant succombe aux dépens : si vous gagnez, vos frais de procédure vous sont restitués en grande partie. Plus de 100 dossiers menés en judiciaire depuis 2015 dans le Puy-de-Dôme

Ne laissez pas passer les délais de recours.

Chaque recours est encadré par des délais légaux et contractuels. Ces délais ont évolué avec la loi sur la sécheresse et dépendent de votre situation précise. Si vous avez essuyé un refus, appelez-moi sans attendre : je vous dirai ce qui est encore possible et ce qui ne l’est plus.

Votre dossier a un passé compliqué ? C'est souvent là que je suis le plus utile

Les dossiers avec plusieurs années d’historique

Certains propriétaires me contactent avec des dossiers qui s’étendent sur 15, 20, voire 25 ans. Plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle, plusieurs déclarations, des expertises successives, des travaux plus ou moins efficaces, et un refus définitif qui s’appuie sur tout cet historique. Ces dossiers sont complexes mais pas nécessairement perdus.

Prendre le temps de tout analyser, les rapports successifs, les dates, les travaux réalisés, les conclusions de chaque expert, permet souvent de trouver la faille qui permettra de relancer le dossier, à l’amiable ou en judiciaire.

Quand intervenir en appui d’un avocat

Dans tous les dossiers qui mènent au judiciaire, mon rôle est d’apporter l’expertise technique qui vient compléter l’action juridique de l’avocat. Je travaille avec des avocats spécialisés en dossiers sécheresse depuis plusieurs années. La stratégie se construit ensemble technique et juridique avant même l’assignation.

Un avocat seul, sans expert technique, manque de la matière pour contester un rapport d’expertise. Un expert seul, sans avocat, ne peut pas aller en judiciaire. Les deux sont nécessaires. Je vous mets en relation avec les bons interlocuteurs.

Mon rôle dans votre recours contre l'assureur

Quel que soit le stade de votre dossier refus récent ou ancien, premier recours ou procédure déjà engagée voici ce que j’apporte concrètement.

  • Analyser le rapport d’expertise (voire l’étude de sol) et le courrier de refus : identifier les erreurs, les oublis, les arguments contestables
  • Évaluer honnêtement vos chances de succès selon le type de refus, l’historique du dossier et les interlocuteurs en face
  • Préparer une stratégie contradictoire adaptée à votre situation : contre-expertise amiable ou judiciaire
  • Être présent lors de la contre-expertise et défendre vos intérêts face à l’expert d’assurance ou judiciaire
  • Collaborer avec votre avocat spécialisé pour préparer les éléments techniques nécessaires à la procédure judiciaire
  • Vous informer à chaque étape sans jargon inutile, pour que vous compreniez ce qui se passe et ce qui est en jeu

Ce que je ne ferai pas : vous engager dans un recours si j’estime qu’il n’a pas de chances sérieuses d’aboutir. Vous méritez une évaluation honnête, pas une promesse de succès qui ne tient pas.

Votre assureur vous a opposé un refus ?

Ne restez pas seul face à cette décision.
Stéphane Everlé.

Expert en bâtiment indépendant certifié OFIB – Puy-de-Dôme (63)

Questions fréquentes ?

Mon assureur m'a refusé ma garantie il y a 6 mois. Est-il trop tard pour contester ?

Pas nécessairement, mais chaque semaine compte. Les délais de recours dépendent de votre contrat et de la loi applicable à la date de votre sinistre. Certains recours sont encore possibles plusieurs mois après le refus – d’autres non. Appelez-moi dès que possible pour évaluer ce qui reste faisable dans votre situation précise.

Non, pas sans l’avis d’un expert d’assuré indépendant. Un expert d’assurance travaille pour la compagnie qui le rémunère. Sa conclusion vous est structurellement défavorable. J’ai récupéré des dossiers que tout le monde croyait perdus. Seul un expert indépendant peut vous dire honnêtement ce qui est possible – et ce qui ne l’est pas.

Au Tribunal de Clermont-Ferrand, comptez 2 à 3 ans pour le rapport de l’expert judiciaire, puis 18 mois pour le jugement au fond, plus 1 à 2 mois pour percevoir l’indemnisation. Soit environ 4 à 5 ans au total. C’est souvent comparable à une longue procédure amiable – et si vous gagnez, vos frais de procédure vous sont en grande partie remboursés.

Cela dépend de la situation : si les travaux ont été réceptionnés et que les fissures réapparaissent, c’est un nouveau dossier (sinistre de 2ème génération) qui s’ouvre. Si les travaux ont été réalisés mais contestés, d’autres recours sont possibles. Appelez-moi pour évaluer votre cas précis.

J’interviens sur l’ensemble du département 63 : Clermont-Ferrand et sa métropole, Riom, Issoire, Thiers, Ambert, Pont-du-Château, Cournon, Aubière, Beaumont, Pérignat, Gerzat, et toutes les communes du Puy-de-Dôme. Je n’interviens pas hors du 63.